lundi 8 février 2016

Edimbourg - jour 2

Lever relativement tôt, petit-déjeuner hors de prix mais solide et départ pour Calton Hill. Ce matin, ça caille carrément. C'est d'ailleurs givré un peu partout. Contrepartie, le soleil est resplendissant.
Calton Hill n'est pas très loin, la montée est modeste mais la vue est bien jolie à 360°. Le vent en haut est terrible.
On redescend avec dans l'idée d'aller visiter Holyrood, la résidence royale d'Edimbourg. Le château est intéressant mais ce qui est le plus intéressant, c'est l'abbaye en ruine qui y est accolée.
La visite prend une bonne heure et on pète la dalle en sortant. Grâce à notre Cartoville, on s'installe pas trop loin dans une espèce de cantine végétarienne très très bonne. Une soupe dans laquelle la cuillère tiendrait toute seule, on se restaure, on se réchauffe, la musique est bonne, ça nous a requinqués au point qu'on envisage sans peur une marche jusque Arthur's Seat, la grande colline qui surplombe Edimbourg.
C'est très étonnant, c'est vraiment la cambrousse en pleine ville. Evidemment, plus on grimpe, plus le vent est emmerdant et il fait bien frais. A la fin, je suis un peu rattrapé par le vertige aussi, c'est assez raide et le vent aidant, je flippe un peu de ripper.
Arthur's Seat est le plus haut mais ce qui surplombe à proprement parler le centre d'Edimbourg se situe de l'autre côté d'un genre de combe et se nomme the Crags. Comme on n'est pas des fainéants, on brave la boue et la fatigue pour en longer la crête. La vue y est fantastique.
On commence quand même à être bien crevés et à avoir froid. Après deux petites heures de promenade, on redescend vers le château. On emprunte le fameux Royal Mile, la rue qui mène du château de Holyrood au château d'Edimbourg. Sur le chemin, on trouve un super magasin de lainages. On essaie beaucoup et on se fait plaisir. Avec le cours de la livre, on ne peut quand même pas dire qu'on fait une super affaire mais bon...
C'est pub hour et on tombe sur un groupe de gens en tenue technique qui puent un peu la transpi, ils se sont fait une épreuve dans la journée qui consiste à monter et descendre je ne sais combien de fois Arthur's Seat. Ils sont déjà bourrés à 18h et pas mal bruyants donc on ne fait pas long feu et on va se trouver un bon fish & chips pas loin de l'hôtel. A côté de nous, un couple assez sympa, lui Anglais avec une dent sur deux, elle Ecossaise. Ils sont marrants, ils nous parlent de Paris (on est juste après les attentats de novembre) mais moi, la bière faisant son effet, je commence à avoir la tête lourde et je suis pas fâché d'arriver à la fin du repas.
On pensait pas que c'était possible mais je crois qu'on est encore plus vannés que la veille. Faut dire qu'on a dû marcher une bonne dizaine de kilomètres. Il nous reste à prendre une décision, celle d'annuler notre location de voiture du lendemain. On pensait aller passer une journée dans la campagne mais en fait il y a beaucoup à voir encore et on se dit que ça va être un peu crevant. On a envie de bien profiter de cette ville extrêmement sympathique.
























































mardi 2 février 2016

Edimbourg - jour1

L'Ecosse à l'automne, c'est pas vraiment la destination de rêve pour la plupart des gens.
Froid, humidité, vent, c'est la totale. 
On aura tout ça mais pas forcément dans cet ordre et surtout pas plus qu'à Paris.
Et on aura aussi du soleil.

A notre arrivée, une vue sur les Lomond Hills enneigées et sur le spectaculaire pont du Firth of Forth.
On récupère rapidement nos bagages, on achète nos billets de bus pour le centre-ville, un sandwich acheté chez Marks&Spencer et on y est.

C'est étonnant car même dans la lointaine banlieue, pas vraiment de grands immeubles. Juste ces alignements sans fin de maisons mitoyennes. On passe près du mythique stade de Murrayfield (rugby) et le centre de la ville est devant nous. On est un peu sur le cul parce que c'est une vraie carte postale, ce rocher, le château dessus, la très animée Princes Street.
Descente à Waverley Station, la gare du centre de la ville et notre hôtel est à environ 20m. Mieux placé, ça semble compliqué.
Le temps de prendre possession de la chambre, on file profiter un peu du jour car la nuit tombe très vite (vers 16h).
Sous les nuages qui ont apporté de la pluie dans la matinée, le soleil perce. Le vent pince.
On est vraiment au pied d'Old Town, la vieille ville médiévale perchée sur un rocher et à un pont du New Town, la très symétrique ville géorgienne (XVIIIème siècle) construite en contrebas.
On opte pour un premier tour d'Old Town, qui nous impressionne. On a l'impression d'un vrai bond dans le temps. Des rues pavées d'une belle homogénéité architecturale à l'ambiance gothique mais assez gaie. 
On fait un rapide tour dans un petit marché de Noël dans une ancienne église puis on fonce vers Greyfriars, qu'on a hâte de voir depuis qu'on sait que l'on va à Edimbourg: un très beau et photogénique cimetière en pleine ville, certaines pierres tombales sont accolées aux maisons. 
Juste derrière, la petite statue de Bobby, le fameux chien qui n'aurait pas bougé de la tombe de son maître pendant des années.
On a finalement largement le temps de repérer les lieux et de prendre nos marques cet après-midi. 
On remonte vers Highstreet, l'axe central d'Old Town, qu'on remonte jusqu'à l'esplanade devant le château, imposant. 
Sur le chemin, Géraldine paie sa pièce pour pouvoir porter une énorme chouette sur son bras.
Les touristes sont assez nombreux dans ce quartier, on n'ose pas imaginer ce que ça doit être au printemps ou en été.
L'heure de l'apéro arrive vite et on trouve un bon petit pub conseillé par le guide, dans lequel on a le droit à des bières très locales. Les gens parlent fort et les touristes sont moins nombreux. L'inconvénient de partir avec une femme enceinte, c'est qu'elle est vite lassée de l'ambiance quand elle ne peut pas boire.
La fatigue et la faim se faisant sentir, on se met vite en recherche d'un resto sur le chemin de l'hôtel. On atterrit dans un improbable resto végétariano-libanais. C'est pas mauvais mais c'est aux antipodes de la cuisine locale.
On s'est levé assez tôt et selon notre noble habitude, on se réjouit par avance de rentrer à l'hôtel et de se faire la suite de notre série au chaud.
Une fois bien installés, je me rends bien évidemment compte que j'ai oublié le câble de charge de l'ordinateur. C'est la grosse déception mais on se console quelques minutes avec la télé avant de sombrer.